La violence éducative ordinaire (VEO) : Qu'est ce que c'est ?

« Tu vas arrêter de m'emmerder maintenant », « De toute façon, tu as toujours été après ton frère, dans tous les domaines », « Enlève cette robe, elle te grossit »

 

La Violence Éducative Ordinaire (plus souvent nommée « VEO »), est la violence (physique, psychologique ou verbale) utilisée envers les enfants à titre éducatif (corrections, punitions) communément admise et tolérée (« ordinaire »). Plus simplement : claque, fessée, tape mais aussi humiliation, chantage affectif et autres.

 

Personnellement, j'ai appris ce terme il y a quelques mois seulement. Mettre une fessée, c'était une évidence pour moi que c'était de la violence : c'est physique, on le voit. C'est également, le premier terme que je liais à la VEO.

 

Des actions telles que crier, insulter,dominer, punir, se moquer,... font aussi partie de la violence éducative ordinaire. C'est pourtant des situations que l'on retrouve dans de nombreuses familles.

 

On a longtemps cru que ce type de punition n'avait aucune répercussion sur l'enfant. Ces dernières années, les neurosciences ont fait différentes études sur l'impact que la VEO pouvait avoir sur l'enfant et son développement.

 

Extrait d'un article pour un enfant qui vit avec la peur d'une punition ou d'un châtiment :

« L’exposition prolongée du cerveau d’un enfant en plein développement aux hormones du stress peut avoir des effets permanents sur sa capacité à réguler ses émotions, sur son agressivité, sur sa capacité d’attention et ses facultés cognitives. » (extrait de l'article de Jordan riak, How punishment can affect health, article publié en juin 2009 sur le site Project NoSpank de l'association américaine PTAVE)

 

De nombreuses études montrent que le fait de violenter son enfant augmente les comportements anti-sociaux ainsi que le risque de dépression. Cela a aussi un impact sur le manque d'estime de soi, etc

Elles montrent même qu'il peut y avoir des modifications qui se font au niveau du cortex cérébral.

 

Avez-vous déjà reçu une gifle, une fessée ? Savez-vous quelle en était la raison ? Qu'auriez-vous souhaité à la place de la fessée, de la gifle ou de l'humiliation ?

 

On pourrait envisager de l'empathie ?

L'empathie se définit comme la compréhension et le partage des sentiments d'autrui.

Chez L'homo sapiens, lorsque l'aptitude à communiquer a connu un bon en avant, l'empathie est devenue une composante primordiale pour la survie sociale. Elle permettait aux parents de prendre soin des enfants du groupe alors que certains adultes étaient partis chasser ou se rassembler.

 

Aujourd'hui, on sait que l'empathie est liée aux neurones miroirs, au niveau du cerveau. Ils reproduisent ce qu'ils voient : cela serait lié à l'apprentissage de nouvelles compétences.

Une étude a été menée sur les singes : un bébé singe qui est encore en âge d'être allaité ; lorsqu’il voit sa mère saisir la nourriture et la manger, il a alors les zones de la préhension et de la mastication qui sont stimulées !

 

En France, depuis le 2 juillet 2019, le Parlement a définitivement adopté la proposition de loi visant à interdire les "violences éducatives ordinaires".

 

J'ai, personnellement, envie de croire qu'on peut diminuer la VEO dans notre vie quotidienne, avec une bonne connaissance de soi, de l'autre et du groupe (famille). L'espoir qu'en diminuant cette violence, cela engendrera un meilleur avenir pour les nouvelles générations.

 

Plus d'infos sur le cerveau et les émotions de l'enfant :

"Le cerveau et les émotions des petits - La Maison des maternelles"

 

Sources : www.stopveo.org

             www.oveo.org

            « La fabuleux pouvoir de votre cerveau » Deepack Chopra et Rudolph E. Tanzi

 
 

 La bronchiolite

Nous sommes en période hivernale, on entend souvent parler de bronchiolite mais qu'est ce que c'est? Que doit on faire? Comment réagir?

 

Qu'est ce que c'est ?

La bronchiolite du nourrisson (0-1 an) est une maladie des petites bronches due à un virus.

 

Quels symptômes ?

Cela démarre par un rhume qui peut évoluer. Au bout de 2 à 4 jours, des symptômes tels que de la toux, de la fièvre, un encombrement, des difficultés à s'alimenter apparaissent. Il peut y avoir une gêne respiratoire et des difficultés à dormir la nuit.

Il faut, en général, 7 à 21 jours pour une amélioration.

 

 

Que faire ?

Tout d'abord, allez chez votre médecin ou pédiatre qui vous donnera les indications nécessaires. Il vous prescrira, éventuellement, des séances de kinésithérapie si nécessaire.

Voici quelques recommandations que vous pouvez directement appliquer :

Lavez-vous les mains et les avant-bras avant de donner les soins a votre enfant. C'est également le cas pour les frères et sœurs. Si vous ou l'un des membres de la famille avez un rhume, évitez les contacts directs (bouche-bouche). Pour les parents fumeurs : éviter de fumer dans la même pièce et bien se laver les mains avant de reprendre votre bébé dans les bras. L'air que vous expulsez, même après avoir éteint la cigarette, est un air qui a toujours des traces de tabac.

Un mouchage régulier ( au moins 6 fois par jour) et avant chacun des repas afin d'aider à dégager le nez. N'hésitez pas a tenir dans vos mains les pipettes de sérum physiologique, cela les réchauffera légèrement et cela sera plus agréable. Voici une vidéo qui explique comment faire un mouchage : https://babibop.fr/bebe/soins/video-comment-moucher-bebe-la-drp/

Surélevé le matelas dans le lit de 30 degrés si votre bébé a du reflux.

Une température de chambre est idéale vers 19 degrés, n'hésitez pas à aérer régulièrement la pièce. Ne couvrez pas trop votre enfant.

En cas de difficultés pour manger : n'hésitez pas à fractionner les repas et hydrater régulièrement votre bébé.

Évitez, durant cette période, les crèches, les lieux collectifs tels que supermarchés, restaurants,... et favoriser les promenades en plein air, au soleil.

 

 

Le kinésithérapeute est spécialisé dans la prise en charge de la bronchiolite : il est là pour répondre à vos questions et vous donnera des indications sur le suivi. La séance respiratoire aide au désencombrement bronchique, ce qui l'aidera à mieux respirer, mieux manger. Les séances de kiné ne guérissent pas mais sont une aide afin d'avoir un meilleur confort. La séance peut être impressionnante pour le parent car le bébé peut pleurer beaucoup. Les techniques ont évoluées et sont de plus en plus douces. Ce n'est pas douloureux mais votre bébé se retrouve entre les mains d'un inconnu qui lui fait un traitement qu'il ne connaît pas. L'interaction et l'implication du parent avec le kiné et le bébé a tout son intérêt durant la séance.

En cas de doutes, de questions : retourner voir votre médecin ou votre kiné qui sont disponibles pour répondre a vos questions et vos doutes. Le week-end et jour férié, il y a des kinés de garde: www.arbam.fr pour trouver un kiné près de chez vous.

 

Pendre soin de soi et prendre un moment pour soi 

Prendre soi de moi, de ma personne, de mes émotions, des mes sensations, de faire ce que j'ai envie, de sentir à l'intérieur si c'est ok et que c'est tout chaud, tout doux.

Je peux sentir, au contraire, que c'est un non, que c'est pas ok pour moi. Je l'affirme, je le dis, je l'exprime.

C'est aussi côtoyer des personnes qui me remplissent d'énergie et savoir dire stop aux personnes qui me pompent toute mon énergie. Lorsque j'arrête une relation, c'est aussi prendre soin de moi.

La vie me paraît légère, pleine d'énergie et de joies en prenant soin de moi au quotidien, je fais les choses avec le cœur.

 

Prendre un moment pour moi : c'est un instant, petit ou grand, que je me donne, à moi-même. Faire un masque à l'argile, me faire masser, faire du sport, de la méditation, me balader et aussi écouter ma musique préférée, cuisiner le plat que je veux à ce moment là, oser faire quelque chose que je n'avais jamais osé jusqu'ici, passer un moment entre amis, avec la famille,...

 

Prendre un moment pour soi peut être compliqué, en fonction de notre mode de vie. Lorsque nous sommes parents, cela peut même être culpabilisant de prendre ce moment. Prendre soin de soi au quotidien, c'est aussi sentir qu'on ne peut/veut pas, pour l'instant, prendre ce moment. Aujourd'hui, je suis là où je peux être et je l'accepte, je m'aime comme je suis aujourd'hui : « parfaitement imparfaite »

 

La parentalité Positive

Devenir parent... je pourrais vous dire que c'est merveilleux, que c'est magique, que c'est pas toujours évident, qu'on peut avoir envie de baisser les bras et tout laisser, que c'est tellement de bonheur de voir ce petit être grandir jour après jour...

 

Derrière chacun de ces mots, chaque parent peut s'y retrouver de manière plus ou moins forte. La parentalité que nous nous sommes imaginée et que nous vivons peut être bien différente également.

 

Chaque être est unique avec son vécu, son expérience, son éducation, ses émotions.

 

L'approche de la parentalité positive se définit en termes de besoins, d'étapes de développement, de maturation du cerveau, d'enseignement, de coaching (on oublie les termes caprices, limites, rapports de force et de domination).

 

Chaque être a des besoins pour vivre :

 

  1. Besoins d'attachement: l'amour est un carburant et pas une récompense. Besoin d'appartenance, de reconnaissance.

  2. Besoins physiques et physiologiques : nourriture, boisson, oxygène, sommeil, contact physique, mouvement, etc...

  3. Besoin d'explorer son environnement : curiosité, exploration, expérimentation, besoin d'imaginer, de libre arbitre, d'autonomie

  4. besoin de structure : routine, rituels, organisation dans l'espace,..

 

L'enfant se développe petit à petit par l'expérience, l'exploration, la modélisation. A chaque étape l'enfant apprend, se développe. Il agit en fonction de la maturation de son cerveau.

Toutes les expériences vécues se fixent au niveau du cerveau de l'enfant, c'est ce qui lui permet de développer ses connexions neuronales. Plus d'informations :

https://www.youtube.com/watch?v=pmDUZGcKKcI&t=6s

 

En tant qu'adulte, on sait que l'enfant nous communique, à sa manière, quelque chose : un besoin, une étape de développement, un stress, une peur,... Comprendre est une étape, accueillir en est une autre ! Prendre soin de nos besoins, stress, émotions afin de pouvoir accueillir nos enfants dans leurs besoins, émotions, étapes de développement. Voici ce que représente pour moi la parentalité positive : Je prends soin de moi, et cela me permet de me rendre disponible pour accueillir l'enfant tel qu'il est.